Le  gouvernement de Transition burkinabé a adopté le mercredi 6 décembre 2023 en conseil des ministres plusieurs projets de loi. L’érection des langues nationales en langues officielles en lieu et place du français est inscrite en lettre d’or dans ledit projet.

Dans le cadre des réformes politiques, administratives et institutionnelles, engagées par le gouvernement de Transition burkinabé « en vue de renforcer la culture démocratique et consolider l’Etat de Droit » selon le communiqué du gouvernement, des projets de lois innovants ont été adopté par l’ensemble des membres du gouvernement et désormais, les langues nationales sont consacrées comme langues officielles à la place du français qui est relégué au rang de « langue de travail ».

Les principales langues vernaculaires du pays reconnues comme telles depuis 1974, le mooré, le fulfudé, le dioula et le bissa, deviennent donc les langues officielles du pays au détriment du français de plus en plus rejeté par certaines ex colonies de la France en froid avec Paris.

 A en croire le communiqué, le projet de loi « s’inscrit également dans la dynamique d’implémentation de réformes majeures en droite ligne des engagements du Président de la Transition.»

De ce fait, outre la consécration des langues nationales pour remplacer le français comme langue officiel du pays, le gouvernement burkinabé a supprimé trois importantes Institutions du pays. Notamment, la Haute Cour de justice pour confier le jugement des dirigeants politiques aux juridictions de droit commun, le Conseil économique et social ainsi que le Médiateur du Faso, pour l’institution d’un Conseil national des communautés qui impliquera davantage les leaders religieux et coutumiers à la résolution des conflits sociaux d’une part, et l’implication des communautés à la gestion des affaires publiques d’autre part.

Il faut rappeler que la junte militaire burkinabè, aux affaires depuis octobre 2022, entend organiser des élections libres et démocratiques d’ici à la mi-2024. A cet effet, elle ne cesse d’entreprendre plusieurs réformes dites « révolutionnaires », lesquelles écorchent fondamentalement les relations diplomatiques entre les locataires du palais de  Kosyam et ceux de l’Elysée.

 Adingra OSSEI

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