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Enseignement supérieur/ Affaire prime des heures supplémentaires : l’IPAT-MESRS menace une longue grève dans les universités

  • juin 26, 2024
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Les personnels administratifs et techniques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), réunis au sein de l’Intersyndicale du personnel administratif et technique du ministère

Enseignement supérieur/ Affaire prime des heures supplémentaires : l’IPAT-MESRS menace une longue grève dans les universités

Les personnels administratifs et techniques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), réunis au sein de l’Intersyndicale du personnel administratif et technique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (IPAT-MESRS), dirigée par Emerson GAPEA , restent toujours vent débout contre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dans l’affaire «  mauvaise gestion financière des responsables des structures sous tutelle » dudit ministère. Dans un entretien, l’IPAT-MESRS interpelle de nouveau, le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et menace d’enclencher une longue série de grève.

Le bras de fer entre l’IPAT-MESRS et le ministère de l’Enseignement supérieur est encore loin de connaitre un dénouement heureux car, à en croire le chef de fil de l’IPAT-MESRS, dans un entretien téléphonique accordé à la rédaction de Toudire.com, les administrateurs sous la tutelle du MESRS, que sont « les Présidents d’universités publiques, les Directeurs de CROU et d’Instituts, les centres de recherches, ainsi que les Directeurs des grandes écoles publiques », sont toujours hostiles à l’application effective  de la clef de répartition des heures supplémentaires reconnues aux personnels administratifs et techniques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

D’un montant global de plus de 4 milliards de Franc CFA, la prime dite « des heures supplémentaires » concerne selon Emerson Gapéa, plus de 3.000 personnes ; personnels administratifs et techniques au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, laquelle doit être repartie de façon juste et équitable  aux ayants droits selon la proposition faite par l’IPAT-MESRS, à savoir, la somme de 900 000 FCFA pour la catégorie A, 750 000 FCFA pour la catégorie B, 600 000 FCFA pour la catégorie C et 450 000 FCFA pour la catégorie D. 

« Nous ne revendiquons pas des primes d’heures supplémentaires qui sont déjà acquises et existantes dans le budget général du Ministère réparties dans sa vingtaine de structures, nous revendiquons une clef de répartition claire (catégorie A 900.000F/catégorie B 750.000F/Catégorie C 600.000F/Catégorie D 450.000F) pour que cesse la gestion opaque de notre prime » laisse t-il entendre au cours de l’entretien téléphonique.

Remonté contre la gestion financière des responsables des structures indexées, Emerson Gapéa dénonce une injustice criarde qui ne cesse de se développer dans le ministère du Prof. Adama Diawara où un personnel privé, étranger aux services, ne faisant pas partie des personnels administratifs et techniques du ministère, est mieux rémunéré avec la prime des principaux ayants droit, et ce, au grand désarroi des personnels administratifs et techniques du MESRS, qui ne perçoivent que des sommes dérisoires au bon vouloir des ordonnateurs de budget.

 « Comment comprendre que ses responsables touchent au minimum 4.000.000F par trimestre alors qu’ils ne sont même pas sensés bénéficier de ce fonds car bénéficiant déjà des heures complémentaires, sans oublier que des individus extérieurs aux services en bénéficient comme des coachs sportifs ,des Dames de ménages dans les résidences privées desdits administrateurs et même leurs vigiles. Une mauvaise gestion devrait être sanctionnée mais bien au contraire, ils sont félicités et reçoivent des décorations » s’indigne Emerson Gapéa.

En dépit de la bonne volonté de son organisation syndicale qui œuvre pour assurer l’avenir des milliers d’étudiants dans les universités publiques ainsi que le bon fonctionnement des centres de recherche du pays, les administrateurs sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, quant à eux, « refusent tout compromis et créent donc les conditions d’un conflit ouvert », soutient le leader syndical de l’IPAT-MESRS qui entend durcir le ton contre le blocage délibérément entretenu par les administrateurs des structures sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

« Nous avons en vue une grève reconductible, c’est-à-dire que tant que nous n’avons pas gain de cause, on ira de grève en grève, ce qui est différent d’une grève illimité. On le fera jusqu’à ce qu’on soit entendu. Mais nous laissons la porte ouverte aux négociations en cours actuellement avec  la Fonction publique et bientôt avec la Primature, mais tant que nous n’avons rien de concret on ne lèvera pas le mot d’ordre de grève parce que nous avons été trahis à plusieurs reprises, depuis 2012. C’est la première fois que nous faisons une action d’envergure et tant que nous n’obtiendrons rien, on ne lèvera pas le mot d’ordre » menace Emerson Gapéa.

Par ailleurs, faut-il noter que l’IPAT-MESRS regroupe au totalsix syndicats (SYNAPOCI, SYNIOCI, SYNAPESCI, SYNAPECI, SYNATES-CI, CSPAT) et revendique 28 sections, avec plus de 3.000 membres à travers la vingtaine de structures sous tutelle de l’enseignement supérieur.

Adingra OSSEI

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